La France et l’Allemagne ne respectent pas la date limite du plan climat de l’UE

Les dirigeants français et allemands ont eu beaucoup à dire ces derniers temps sur l’importance des efforts de l’Union européenne pour lutter contre le changement climatique. Mais lorsqu’il s’agit des plans d’action de leurs propres pays, il semblerait qu’ils abordent la question avec moins d’urgence.

Seuls 18 des 28 pays de l’UE ont soumis à la Commission européenne, avant la date limite du 1er janvier, des plans nationaux définitifs sur l’énergie et le climat, qui détaillent la manière dont ils atteindront les objectifs de réduction des émissions pour 2030. Parmi les retardataires figurent les plus grands pays de l’UE : l’Allemagne, la France, l’Espagne et le Royaume-Uni. La Pologne, le pays de l’UE le plus réticent en matière d’action climatique, a présenté ses plans dans les délais.

La Commission peut lancer des procédures d’infraction contre les pays qui n’ont pas respecté le délai, ce qui peut entraîner de lourdes amendes. Une source de la Commission a toutefois indiqué que l’exécutif de l’UE adoptera une approche plus souple, en encourageant les pays à déposer leurs plans le plus rapidement possible.

Dans le cas de la Grande-Bretagne, il n’est peut-être pas surprenant qu’un plan n’ait pas été soumis, étant donné que le pays quitte théoriquement l’UE dans une semaine. Mais le délai est toujours légalement contraignant pour le Royaume-Uni également. Le droit communautaire continuera de s’appliquer au Royaume-Uni pendant une période de transition Brexit qui durera au moins jusqu’à la fin de cette année, et peut-être même beaucoup plus longtemps.

Il est important que les plans aient été déposés et analysés par la Commission avant un sommet des dirigeants nationaux de l’UE en juin, où les gouvernements doivent faire le point sur les progrès de l’UE vers l’objectif 2030 de réduction des émissions de 40 % par rapport aux niveaux de 1990, et préciser comment ils entendent atteindre le nouvel objectif de l’Union, qui est de réduire les émissions à un niveau net zéro d’ici 2050.